Fiche pratique

L’indemnisation des victimes d’infraction

Obtenir réparation suppose d’abord une décision, puis son exécution. Lorsque l’auteur ne paie pas, des dispositifs de solidarité — la CIVI et le SARVI — prennent le relais.

1.Présentation générale

La victime d’une infraction a droit à la réparation intégrale de son préjudice. Elle peut l’obtenir par plusieurs voies : l’action civile devant la juridiction pénale, la voie civile, et, en cas de difficulté de recouvrement, des dispositifs spécifiques que sont la CIVI et le SARVI.

2.L’action civile devant le juge pénal

La voie la plus courante consiste à se constituer partie civile devant la juridiction pénale, à l’audience, par courrier ou par l’intermédiaire d’un avocat.

Le préjudice invoqué doit être personnel, direct et certain, et découler de l’infraction poursuivie. Après s’être prononcé sur la culpabilité, le tribunal statue sur les intérêts civils et fixe les dommages-intérêts.

L’avantage est double : le même juge tranche, et la victime bénéficie des éléments de preuve réunis au cours de la procédure pénale. L’évaluation du préjudice peut donner lieu à une expertise, notamment pour le dommage corporel.

3.L’exécution de la décision

Le jugement condamne l’auteur à indemniser la victime. Mais l’exécution incombe à la victime elle-même : l’auteur, souvent insolvable, ne s’exécute pas toujours spontanément.

La victime peut recourir aux voies d’exécution avec le concours d’un commissaire de justice (saisies). Lorsque ces démarches restent vaines, faute de biens saisissables, les dispositifs de solidarité prennent le relais.

4.La CIVI (Commission d’indemnisation des victimes d’infractions)

Prévue par les articles 706-3 et suivants du Code de procédure pénale, la CIVI est une juridiction spécialisée, installée au sein du tribunal judiciaire. Elle permet d’être indemnisé par la solidarité nationale, à travers le Fonds de garantie (FGTI), que l’auteur soit identifié, solvable ou non, condamné ou non.

La CIVI doit en principe être saisie dans les trois ans de l’infraction, ou dans l’année suivant la dernière décision pénale ; un relevé de forclusion reste possible.

5.Le SARVI (Service d’aide au recouvrement des victimes d’infractions)

Lorsque la victime ne relève pas de la CIVI mais a obtenu des dommages-intérêts par une décision pénale définitive qui n’est pas exécutée, elle peut saisir le SARVI, également géré par le Fonds de garantie (articles 706-15-1 et suivants).

Le SARVI verse à la victime une avance, puis se retourne lui-même contre l’auteur pour en obtenir le remboursement, assorti d’une pénalité :

6.Bien choisir le dispositif

7.Conseils pratiques

8.Textes applicables

Information importante

Cette fiche est diffusée à titre d’information générale. Elle ne constitue pas une consultation juridique et ne saurait se substituer à un avis personnalisé adapté à votre situation. Pour toute question, le cabinet se tient à votre disposition.

Maître Côme Salard — 108 rue Auguste Delaune, 93000 Bobigny · 06 58 97 61 21 · contact@cabinet-csavocat.fr

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